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Tome second.
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y> D Z z’ E S P R I r.

convention ou cette loi sans injustice , mais qu’il nepourroit même l’observer íans folie.

Après que mon esprit est ainsi , de degrés en de-grés , parvenu à se former des idées nettes Òc géné-rales de la justice ; après avoir reconnu qu’elle consistedans f observation exacte des conventions que i’intérétcommun, c’est-à-dire, l'assemblage de tous les inté-rêts particuliers, leur a fait faire, il ne reste à monesprit qu’à faire aux nations Inapplication de ces idéesde la justice. Eclairé par les principes ci-dessus établis ,j’apperçois d’abord que toutes les nations n’ont pointfait entre elles des conventions par lesquelles elles le ga-rantissent réciproquement la postestìon des paysqu’ellesoccupent, & des biens quelles possèdent. Si j’en veuxdécouvrir la cauíe, ma mémoire, en me retraçant lacarte générale du monde, m’apprend que les peuplesn’ont point fait entre eux de ces sortes de conventions;parce qu’ils n’ont point eu, à les faire, un intérêt aullìpressant que les particuliers ; parce que les nationspeuvent subsister lans conventions entre elles, & queles sociétés ne peuvent le maintenir íans lois. D oitje conclus que les idées de la justice , considérée d»nation à nation, ou de particulier à particulier, doi-vent être extrêmement différentes.

Sil’église& les rois permettent la traite des nègres;si le chrétien , qui maudit au nom de Dieu celui quiporte le trouble & la dissension dans les familles, bé-nit le négociant qui court la Côte- d'or, ou le Séné-gal , pour echanger contre des nègres les marchandisesdont les Africains font avides ; si, par ce commerce ?