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Tome second.
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ZZ DEL* ESPRI T.

calamités pour attaquer les voisins à ion avantage, lesconquérir, ou ; du moins, les mettre hors d’état delui nuire. Or, chaque nation , intimité par l’histoire,peut considérer cette probabilité comme allez grande,peur te persuader que l’insraction d’un traité , qu iltíl avantageux de violer 3 est une clause tacite de tousles traités qui ne font proprement que des trêves i &q u'en íaisilsanr, par conséquent, l’occaíìon favorableò'abaiíser les voisins, elle ne fait que les prévenir;puiíque tous les peuples , forcés de s’expoíer au re-proche d’injustice ou au joug de la servitude, sontréduits à l’alternative d'être c-íclaves ou souverains.

D’ailieurs , íì, dans toute nation , le ta t de conser-vation est un état dans lequel il est presque impossiblede se maintenir 5 & íì le terme de l’agrandiílèmentd’un empire doit, ainsi que le prouve l’histoire desllomains, être regardé comme un présage presquecertain de (a décadence ; il est évident que chaque na-tion peut même se croire d’autant plus autorisée à cesconquêtes, qu on appelle injustes , que,ne trouvantpeint dans la garantie, par exemple, de deux nationscontre une troisième, autant de sûreté qu’un particu-lier en trouve dans la garantie de fa nation contre unautre particulier, le traité en doit être d’autant moinssacré, que l’exécution en est plus incertaine.

C’est loríque mon esprit a percé jusqu’à cette der-nière idée, que je découvre la solution du problèmede morale que je m’étois proposé. Alors je sens quel’infraction des traités, & cette espèce de brigandageentre les nations, doit, comme le prouve le palis,