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garant en ceci de l’avenir, subsister jusqu’à ce que tousles peuples, ou , du moins, le plus grand nombre ,d’entre eux aient fait des conventions générales ; j us-qu’à ce que les nations, conformément au projet deHenri IV, ou de l’abbé de Saint - Pierre, se soientréciproquement garanti leurs poííèísions, se soient en-gagées à s’armer contre le peuple qui voudroit en assu-jettir un autre, & qu’enfin le hasard ait mis une telledisproportion entre la puiílance de chaque état en parti-culier & celle de tous les autres réunis,que ces con-ventions puissent se maintenir par la force , que lespeuples puisient établir entre eux la même policequ’un sage législateur met entre les citoyens, lorsque »par la récompense attachée aux bonnes actions, & lespeines infligées aux mauvaises > il nécessite les citoyensà la vertu, en donnant à leur probité l'intérêt per-sonnel pour appui.
II est donc certain que, conformément à l’opinionpublique , les conquêtes injustes , moins contrairesaux lois de lequité , & , par conséquent, moins cri-minelles que les vols entre particuliers, ne doiventpoint autant déshonorer une nation que les vols désho-norent un citoyen.
Ce problème moral résolu > si l’on observe la marcheque mon esprit a renne pour le résoudre,on verra queje me suis d’aboru rappelé les idées qui m’étoient lesplus familières ; que je les ai comparées entre elles ,observé leurs convenances Sc leurs difconvenancesrelativement à l’objet de mon examen; que j’aiensuiterejeté ces idées ; que je m'en fuis rappelé d autres;