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Tome second.
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4S D Z L' E s p r I T.

&: que j’ai répété ce même procédé jufqu’à ce qu’ensisíma mémoire rn’ait présenté les objets de la comparai-son deíquels devoit résulter la vérité que je cherchois.

Or, comme la marche de l’e-fprit est toujours lamême ; ce que je dis fur la manière de découvrir unevérité, doit «appliquer généralement à toutes les vé-rités. Je remarquerai leulement, à ce sujet, que, pourfaire une découverte, il faut nécessairement avoir dansla mémoire les objets dont les rapports contiennentcette vérité.

Si l’on íe rappelle ce que j’ai dit précédemment à1 exemple que je viens de donner, 6e qu en conséquenceon veuille lavoir si tous les hommes bien orgauilésfont réellement doués d’une attention suffisante pours’élever aux plus hautes idées, il faut comparer lesopérations de l’efprit, loríqu’il fait la découverte, ouqu'il luit h triplement la démonstration d’une vérité,& examiner laquelle de ces opérations íuppofe le plusd’artention.

Pour íuivre la démonstration d’une proposition degéométrie, il est inutile de rappeler beaucoup d’objersà (on c-íprit ; c’est au maître à préíenter aux yeux deson élève les objets propres à donner la íolution duproblème qu’il lui propose. Mais, soit qu’un hommedccouvre une vérité > loir qu’il en suive la démonstra-tion , il doit dans l’un & l'autre cas, obíerver égale-ment les rapports qu’ont entre eux les objets que famémoire ou ion maître lui présentent : or, commeon ne peut, sans un hasard singulier, le reprélenteruniquement les idées nécessaires à la découverte d’une