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engager la Pythagoricienne Timicha à se couper lalangue avec les dents, pour ne point s "exposer à ré-véler les secrets de fa secte.
Lorlqu’accompagné de son gouverneur, Caron ,jeune encore, monte au palais de Sylla, 6c qu’àl’afpectdes tètes sanglantes des proscrits , il demande le nomdu monstre qui avoir alTailiné tant de Romains: C’estSylla, lui dit-on. Quoi ! Sylla les égorge 3 & SyllaVie encore ? Le nom seul de Sylla, lui réplique t- on,désarme le bras de nos citoyens. O Rome ! s’écriealors Caton, que ton dcsrin efi déplorable fi } dansla vajle enceinte de tes murs tu ne renfermes pas unhomme vertueux , & fi tu ne peux armer contre la tyran-nie que le bras d’un foible enfant ! A ces mots , setournant vers ion gouverneur: Donne moi , luidit-il,ton épée j je la cacherai fous ma robe , j’approcherai deSylla , je Regorgerai. Caton vit , Rome efi libre en-core (i).
En quels climats cet amour vertueux de la patrien’a-t-il pas exécuté d actions héroïques î A la Chine,un empereur , pouríuivi par les armes victorieuses
(i) C’est ce même Caton qui, retiré à Utique, répondità ceux qui le pressoient de consulter l’oracle de JupiterHammon : Laissons les oracles aux femmes , aux lâches & auxignorons. L'homme de courage , indépendant des dieux, faitvivre & mourir de lui-méme : il se présente également a sa des-tinée , soit qu il la comtoise, ou qu il Vignore .
César, enlevé par des pirates, conserve son audace,8c les menace de la mort à laquelle il les condamne e«abordant.