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d’iin citoyen , veut se servir du respect superstitieuxqu’en ce pays un fils a pour les ordres de fa mère, pourcontraindre ce citoyen à désarmer. Député vers cettemère , un officier de l’empereur vient, le poignard àla main, lui dire qu’elle n’a que le choix de mourir ,ou d’obéir. Ton maître s lui répondit-elle avec unsouris amer, se setoit-ilflatté que j’ignore les conven-tions tacites _, maissacrées 3 qui unissent les peuples auxsouverains , par lesquelles les peuples s’engagent kobéir j & les rois k les rendre heureux ? II a le premierviolé ce* conventions. Lâche exécuteur des ordres d’untyran _, apprends d’une femme ce qu en pareil cas ondoit à fa patrie. A ces mots, arrachant le poignarddes mains de l’officier, elle se frappe, & lui dit :Esclave , s’il te refle encore quelque vertuporte a monflls ce poignard sanglant ,• dis-lui qu il venge fa na-tion j qu il punisse le tyran. II n a plus rien à craindrepour moi plus rien à ménager: il efl maintenant libred’être vertueux (i).
(i) La passion du devoir animoìt pareillement la mèred’Abdallah, lorsque son fils, abandonné de ses amis , as-siégé dans un château , & pressé d’accepter la capitulationhonorable que lui ossroient les Syriens, alla consulter samère sur le parti qufil avoir à prendre. II reçut cette ré-ponse : Mor. fils , lorsque tu pris les armes contre la maisond‘Gmmiah , crus-tu soutenir le parti de la juftice & de lavertu ?... Oui, lui répondit-il. E/z bien , répliqua-t-elle ,qu y a-t-iia délibérer? Ne sais-tu pas que se rendre k la crainteest d'un lâche ? Eeux-tu être le mépris des Ommiahs , & qu‘on.dse qu ayant a choisir entre la vie & ton devoir , c‘cst la vie