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rien ne parût plus sage aux Macédoniens que la ré-ponse d’Alexandre: Et moi aujsi _, Ji j’ctoïs Parmé-nion ? L’un est d’un homme commun ôc sensé , &l’autre d’un homme extraordinaire. Or, il est plus«Thommes de la première que de la seconde clasiè. IIest donc évident que si, par de grandes actions, le filsde Philippe ne se fût pas déja attiré le respect desMacédoniens, & ne les eût pas accoutumes aux en-treprîtes extraordinaires, la réponte leur eût absolu-ment paru ridicule. Aucun d’eqx n’en eût recherchéle motif, Sc dans le sentiment intérieur que ce hérosdevoir avoir de la supériorité de Ion courage & de seslumières, de l’avantage que l’une & l’autre de ces qua-lités lui don noient lur des peuples efféminés & mous,tels que les Perses, Sc dans la connoilíance enfin qu’ilavoir Sc du caractère des Macédoniens, Sc de son em-pire sur leurs esprits, Sc par conséquent de la facilitéavec laquelle il pouvoir, par ses gestes, ses discours
ses regards, leur communiquer l’audace qui l’ani-moit lui-même. C’étoienr cependant ces divers motifs,joints à la soif ardente de la gloire, qui, lui faisant,avec raison, considérer la victoire comme beaucoupplus assurée quelle ne le paroissoit à Parménion, de-voir en conséquence'luì inspirer auíïï une réponseplus haute.
Lorsque Tamerlan planta ses drapeaux au pied desremparts de Smyrne, courre lesquels venoient de sebriler les forces de l’empire ottoman, il íenroit ladifficulté de son entreprise ; il lavoir bien qu il atta-qucit une place que l’Europe chrétienne pbifijpit con-
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