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Tome second.
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JO DE L ESPKI T.

Te! est enfin i ordre que Ziska donne au lir de îamort, lorsqu’encore animé de la haine la plus violentecontre les catholiques qui favoient persécuté, il com-mande à ceux de son parti de l’écorcher immédiate-ment après fa mort, & de faire un tambour de fapeau, leur promettant la victoire toutes les fois qu’auson de ce tambour ils marcheraient contre les catho-liques : promesse que le succès justifia toujours.

On volt donc que les moyens les plus décisifs, lesplus propres à produire de grands esters, toujours in-connus à ceux qu’on appelle les gens (eufés, ne peu-vent être apperçus que par des hommes passionnés ,qui, placés dans les mêmes circonstances que ce héros,eulîent été affectés des mêmes ientimens.

Sans le respect dû à la réputation du grand Coudé,regarderait on comme un germe d’émulation pour lessoldats, le projet qu’avoit formé ce prince de faireenregistrer dans chaque régiment le nom des soldatsqui se seraient distingués par quelques faits ou quel-ques dits mémorables ? JL’inexécution de ce projet neprouve-t-elle point qu’on en a peu connu futilité?Sent-on, comme l’illusire chevalier Folard, le pou-voir des harangues fur les soldats ? Tout le monde ap-perçoit-il également toute la beauté de ce mot deÏVl. de Vendôme, lorsque, témoin de la fuite de quel-ques troupes que leurs officiers tâchoient en vain derallier, ce général se jette au milieu des fuyards, en. criant aux officiers: Laisse^ faire les soldats ; ce nef•point ici, c’efi là ( montrant un arbre éloigné de centpas ) que ces troupes vont & doivent se reformer . II ne