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qu’assiirés de fa possession par la bassesse, la soumissionôc l’Q'béissance d’un peuple esclave, la passion , quiles avoir portés à l’empire, cessoit alors de les animer:c’est que, n’ayant plus de motifs assez puissans pourles déterminer à supporter la fatigue d attention quesuppose la découverte ôc rétablissement des bonneslois, ils étoient, comme je l’ai dit plus haut, dans lecas de ces hommes sensés, qui, n’étant animés d’aucundésir vif, n’ont jamais le courage de s’arracher auxdélices de la paresse.
Si dans l’occident, au contraire, plusieurs usurpa-teurs ont fur le trône fait éclater de. grands talens ; siles Auguste ôc les Cromwel peuvent être mis au rangdes législateurs , c’est qu’ayant affaire à des peuplesimpatiens du frein , -ôc dont l’ame étoit plus hardieôc plus élevée, la crainte de perdre l’objet de leursdésirs, attifoit, si j’ofe le dire, toujours en eux la pas-sion de l’ambition. Elevés fur des trônes fur lesquelsils ne pouvoient impunéments’endormir,ils fentoiencqu’il falloir fe rendre agréables à des peuples fiers,établir des lois ( i ) utiles pour le moment, tromper
(i) C’est ce qui a mérité à Cromwell cette épitaphe :
Ci gît le destructeur d’un pouvoir légitime ,
Jusqu à son dernier jour favorisé des cieux ,
Dont les venus méritoient mieuxQue le sceptre acquis par un crime.
Par quel destin faut-il , par quelle étrange loi ,
Qu d tous ceux qui font nés pour porter la couronne ,Ce soit 1‘usurpateur qui donneU exemple des vertus que doit avoir un roi!