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Tome second.
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80 de l’ e s p r i t.

ces peuples , ôc ,‘du moins , leur en imposer par lefantôme d’un bonheur passager, qui les dédommageâtdes malheurs réels que l’uíurpation entraîne aprèselle.

C’est donc aux dangers, auxquels ces derniers ont,fans cesse, été exposés fur le trône, qu’ils ont dû cettesupériorité de talens qui les place au-dessus de la plu-part des usurpateurs d orient : ils étoient dans le casde Thomme de génie en d’autres genres, qui, toujoursen butte à la critique , & perpétuellement inquietdans la jouissance d’une réputation toujours prête àlui échapper, sent qu’il n’est pas seul échauffé de lapassion de la vanité ; 8c que , si la sienne lui fait dé-lirer l’estime d’autrui, celle d’autrui doit constammentla lui refuser, si, par des ouvrages utiles & agréables,8c par de continuels efforts d’esprit, il ne les consolede la douleur de les louer. C est sur le trône, en tousles genres , que cette crainte entretient 1 esprit dansl’état de fécondité : cette crainte est-elle anéantie ; leressort de l’elpric est détruit;

Qui doute qu’un physicien ne porte infiniment plusd’actention à 1 examen d’un fait de physique, touventpeu important pour l’humaniré, qu’un lultan à 1 exa-men d’une loi d’où dépend le bonheur ou le malheurde plusieurs milliers d’hommes ; Si ce dernier emploiemoins de temps à méditer, à rédiger les ordonnances8c fes édits, qu’un homme d’eíprit à composer unmadrigal cil une épigramme , c’est que la méditationfcmjours fatigante, est , pour ainsi dire, contraire à

notre