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Tome second.
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J 04 de l' e s p p. 1 T.

rir. II n'en est pas ainlì d'un homme , qui , de letatle plus médiocre , veut, comme Cromwel, s’éleveraux premiers postes. Pour s’ouvrir la route de l’ambi-tion , où les premiers pas íont ordinairement les plusdifficiles, il a mille intrigues à faire, mille amis à mé-nager ; il est à la fois occupé ìk du foin de former degrands projets, & du détail de leur exécution. Or,pour découvrir comment de pareils hommes , ardensà la poursuite de tous les plaisirs, animés de ce seulmotif, en íont souvent pri\és ; supposons qu’avidedeces plaisirs, & frappé de l'empressement avec lequelon cherche à provenir les désirs des grands, un hommede cette espèce veuille s’elever aux premiers postes :ou cette homme naîtra dans ces pays où le peuple estle dìtpeníareur des grâces , où l’on ne peut íe concilierla bienveillance publique que par des services rendusù la patrie , où , pai conséquent, le mérité est néces-saire ; ou ce même homme naîtra dans des gouverne-mens absolument delpouques , tels que le Mogol, oùles honneurs íont l’eípnt de l'intrigue : or, quel quesoir le lieu de ía naiíìance , je dis que , pour parvenirr.ux grandes places, il ne peut donner presque aucuntemps à ses plaisirs. Pour le prouver, je prendrai leplaiíir de l’amour pour exem pie, non feulement commele plus visde tous, mais. n co te com me le ressort presqueunique des íocietes policées. Car il est bond’obierver,en passant, qu’il est, dans chaque nation , un beloin

convenance d’état, qu’uns passion forte que les obstaclesirritent, & qui triomphe de tout.