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des tr.lens & des actions utiles à ses concitoyens ,pourvu que ses concitoyens reconnoistans, attentifs àie soulager dans ses peines, raíî'emblent près de luitous les plaisirs.
C est de la négligence ou de l’exactitude du publicà remplir ces engagemens tacites que dépend, danstons les siécles & tous les pays, l’abondanceou la ra-reté des grands nommes.
Nous n aimons donc pas 1 estime pour 1 estime,mais uniquement pour les avantages qu’elie procure.En vain voudreit-on s'armer, contre cette conclu-sion, de 1 exemple de Curtius : un fait preíque uniquene prouve rien contre des principes appuyés fur lesexpériences les plus multipliées ; íur-tout lorsque cemême fait peut s’attribuer à d'autres principes, &s'expliquer naturellement par d’autres causes.
Pour former un Curtius, il suffit qu’un homme,fatigué de la vie, se trouve dans la malheureuse dis-position de corps qui détermine tant d\Anglois ausuicidei ou que , dans un siècle très - superstitieux,comme celui de Curtius, il naisse un homme qui,plus fanatique & plus crédule encore que les autres,croie, par son dévouement, obtenir une place parmiles dieux. Dans Tune ou l’autre íuppoíìtion, on peutse vouer à la mort, ou pour mettre si u à ses misères,ou pour s’ouvrir l’enrrée aux plaisirs célestes.
La conclusion de ce chapitre, c'est qu’on ne désiréd’être estimable que pour être estimé, & qu’on nedésire l’estime des hommes que pour jouir des plaisirsattachés à cette estime : l’amour de l’estime n'est donc
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