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l’estime donne sur les am es ; c est qu un plus grandnombre d’admirareurs rappelle plus souvent à notreesprit l’image agréable des plaisirs qu’ils peuvent nousprocurer.
C’est la raison pour laquelle , indifférent à l'admi-ration d’un peuple avec lequel on n’auroit aucunerelation, il est peu de François qui sussent fort tou-chés de l’estime qmauroient pour eux les habitans duGrand Thibet. S’il est des hommes qui voudroientenvahir Iestime universelle, & qui seroient mêmejaloux de l’estime des terres Australes, ce désir n'estpas l’effet d’un plus grand amour pour l’estime, maisfeulement de l’habicude qû’ils ont d’unir l'idée d’unplus grand bonheur à l’idée dune plus grande es-time (i).
La dernière & la plus forte preuve de cette vérité ,c’est le dégoût qu’on a pour l’estime (z), 6c la disetteoù l’on est de grands-hommes dans les siècles où l’onne décerne pas les plus grandes récompenses au mérite.II semble qu’un homme capable d’acquétir de grandsralens ou de grandes remis, pnfíe un conrrar taciteavec fa nation , par lequel il s'engage à s'illustrer par
(i) Les hommes sont habitués , par les principes d’unebonne éducation, à confondre 1 idée de bonheur avecl’idée d’estime. Mais, sous le nom d’estime, ils ne désirentréellement que les avantages qu’elle procure.
(i) L'on fait peu pour mériter l’estime dans les pays oùl’estime est stérile : mais par-coût o't l’estime procure degrands avantages, l’on court, comme Léonidas,défendre,avec “cls cents Spartiates, le pas de Thermopyles.