de l’ e s r r i t.
CHAPITRE XVII.
D u dejìraue tous les hommes ont d.’être despotes } desmoyens qu ils emploient pour y parvenir _, & du-danger auquel le despotisme expose les rois.
Ce désir prend sa source dans ramonrdu plaisir ,Se,par conlcquenr, dans la nature même de Homme.Chacun veut être le plus heureux qu’ii est: possible;chacun veut être revêtu d’une puisiance qui force leshommes a contribuer de tout leur pouvoir à son bon-heur : c’est pour cet ester qu’on veut leur commander.
Or , l'on régir les peuples , ou selon des lois & desconventions établies, ou par une volonté arbitraire.Dans le premier cas, notre puisiance íur eux est moinsablolue ; ils lont moins nécessités à nous plaire : Tail-leurs , pour gouverner un peuple íelon ícs lois, il fautles connoître , les méditer , supporter des études pé-nibles , auxquelles la patelle veut toujours se louí-traire. Pour latisfaire cette paresse, chacun aípire doncau pouvoir abíolu, qui , le dispensant de tout loin ,de toute étude & de toute fatigue d’attention, soumetservilement les hommes à les volontés.
Selon Aristote,le gouvernement delpotique est celuioù tout est esclave, où l'on ne trouve qu’un hommede libre.
V oilà par quel motif chacun veut être despote. Pour