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Tome second.
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DE L' E S P R 1 7. 15 g

rire dont Trajan paroilíoit pénétré , lorsqisélevé àRempile, & tailant, lelon l’ulage, présent d’nne épéeau préfet du prétoire, il lui dit : Receveç de moi cetteépée & Jervey-vous-en fous mon règne ^ ou pour dé-fendre en moi un prince jujle ou pour punir en moiun tyran.

Quiconque, sous prétexte de maintenir l’autoritédu prince, veut la porter juíqu’au pouvoir arbitraire,est, à la fois mauvais père, mauvais citoyen, & mau-vais sujet : mauvais père & mauvais citoyen, par cequ’il charge la patrie & fa postérité des chaînes del’elclavcge; mauvais sujet, parce que changer f auto-rité légitime en autorité arbitraire, c’est évoquer contreles rois l’ambition & le déíelpoir. Jeu prends à té-moin les trônes de l’orient, teints li louvent du sangde leurs souverains ( 1 ). L’intérêt bien entendu dessultans ne leur permet roit jamais, ni de souhaiter unpareil pouvoir , ni de céder, à cet égard , aux dcsirsde leurs viíîrr. .1 es rois doivent être sourds à de pareilsconseils, & se rappeler que leur unique intérct est detenir, li je 1 oie dire, toujours leur royaume en valeur,pour en jouir eux & leur postérité. Ce véritable inté-rêt ne peut être entendu que des princes éclairés : dans

( 1 ) Malgré Rattachement des Chinois pour leurs maî-tres , attachement qui souvent a porté plulsurs mi lier;(Rentre eux à s’immoler fur la tombe de leurs souverains,combien 1 ambition , excitée par Refpoir d’une puissancearbitraire, n’a-t-elle p.is occasionné de révolutions danscet empire ? Voyez Y Histoire des Huns , par M. de Guignes,article de la Chine,