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Tome second.
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DE L’ £ S P R I T. iSç

découvrir la cause, je sapperçcis dans i’adreffe aveclaquelle les législateurs de ces nations avcier.t lié Tin'térèt particulier à l’interèt public (1)..

Je prends faction des P.égulus pour preuve de cettevérité. Je ne suppoie en ce général aucun sentimentd’héroïíme, pas même ceux que lui devoir inspirerl'éducation Romaine ; Sc je dis que, dans le íiècle dece coníiil, la législation , à certains égards, étoit telle-ment perfectionnée , qu’en ne consultant que son inté-rêt personnel, Régulas ne pouvoir te résilier à l'actiongénéreuse qu’il lit. En effet, lorsqu’instruit de la disci-pline des Romains, on se rappelle que la fuite, oumême la perte de leur bouclier dans le combat, étoitpunie du supplice de la bastonade, dans lequel le cou-' pableexpi toi t ordinairement, n’eíf-il pas évident qu’unconsul vaincu , fait prisonnier*, & député par les Car-thaginois pour traiter de Rechange des prisonniers,ne pouvoir s offrir aux yeux des Romains, fans craindrece mépris , toujours íì humiliant de la part des républi-cains, Sc íì insoutenable pour une a me élevée îqu’ainíì,le seul parti que Régulus eût à prendre , étoit d’efía-cer , par quelque action héroïque, la honte de fa dé-faite : II devoir donc s'opposer au traité d’échange quele sénat étoit prêt à signet. II exposoir, fans doute,fa vie par ce conseil : mais ce danger n’étoit pas im-minent ; il étoit assez vraisemblable, qu'étonné de soncourage, le sénat n’en seroìr que plus empressé à con-

(i) C'eft dans cette union que coníìíle le véritable espritdes lois.