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qu onapperçcit, avec etonnement, jusqu’où peut erreportée ia hauteur du courage & l’heroiíme de la pa-tience. Je citerai 1 hémistocle pour exemple en cegenre. Peu de jours avant la bataille de Salamine,cegueiriet, iníulre en plein conseil par le général desLacédemoniens, ne répond à ses menaces que ces deuxmots : trappe j mais écoute. A cet exemple , j’ajouteraicelui de 1 imeléon ; il est accusé de malversation , lepeuple est prêt à mettre en pièces ses délateurs ; il enarrête la fureur en disant : O Syracusains ! qu aller-vous faire ? Songes que tout citoyen a te drc.it dam ’accuser : gardes vous 3 en cédant à ia reconnoifiance ,de donner atteinte à cette même liberté , qu tl m’est figlorieux de vous avoir rendue.
Si l’iìiítoire grecque & romaine est pleine de ces traitshéroïques, <Sc ii l’on parcourt presque inutilement toutel’histoire du deipoti'me pour en trouver de pareils,c’est que dans ces gouvernemens, l’intérêr particuliern’est jamais lié à l'intérêt public; c’est qu’en ces pavs,entre mille qualités, c’est la balte île qu’on honore, 1amédiocrité qu’on récompense (i), c’est a certe médio-crité qu’on conhe preíque toujours l’acîministrarienpublique ; on en écarte les gens d’eíprit. Trop inquiets& trop remuans, ils altéreroient, dit-on , le repos de
-, des p'us Fortes est dempêchcr !'Angleterre de former-, une république puissante , qui, dans la fuite, denneroit-> à penser à tous ses voisins
(i) Dans ces p ys , l’esprit Sc les takns ne font honorésque fous de grands princes Sc de grands ministres.