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Tome second.
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DE L' E S P R I T. 1S7

conséquence, ces Mandarins soient élevés à des postesíupérieurs, ou rabaissés à des grades inférieurs.

Comment douter que la vertu ne soit chez tous lespeuples l’effet de la íageíle plus ou moins grande del’administration ? Si les Grecs & les Romains surentsi long - temps animés de ces vertus mâles & coura-geuses, qui font, comme dit Balzac, des courses quel’ame fait au-deià des devoirs communs , c’est que lesvertus de cette espèce sont presque toujours le par-tage des peuples où chaque citoyen a part à la lou-veraineté.

Ce n'est qu en ce pays qu’on trouve un Fabricius.Pressé par Pyrrhus de le íuivre en Epire : Pirrhus 3lui dit-il, vous c tes , fans doute 3 un prince illuflreun grand guerrier ; mais vos peuples gémi sent dansla misère. Quelle témérité de vouloir me mener enEpire ? Doutergvous que bientôt rangés fous ma loivos peuples ne préférassent Vexemption de tributs auxfurckages de vos impôts , & la sûreté à l’incertitude deleurs possessions ? Aujourd’hui votre favori demain jeferois votre maître. Un tel discours 11e pouvoir être pro-noncé que par un Romain. C’est dans les républiques ( 1 )

(1) On voit, par les lettres d u cardinal Mazarin , qu’ilsentoit tout l’avantage de cette constitution d’état. II crai-gnait que l’Angleterre , en se formant cn république, nedevînt trop redoutable à ses voisins. Dans une lettre àM. le Tellicr , il dit : « Don Louis Sc moi savons bien que-> Charles II est hors des royaumes qui lui appartiennent;« mais entre toutes les raisons qui peuvent engager les-- rois, nos maîtres, à songer à son rétablissement, une