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l’tspèce donc parlent plutarque & Pychagore, ontpresque tons reçu le jour chez des peuples pauvres &paliìonnés pour la gloire.
Non que je regarde l’indigence comme la sourcedes vertus: c’est à l’administration, plus ou moinsíage, des honneurs & des récompenses qu’on doit,chez tous les peuples, attribuer la production desgrands-hommes. Mais ce qu’on n’imaginera pas fanspeine, c'elì que les vertus & les talens ne font nullepart récompenlés d une manière aulìì flatteuse, quedans les républiques pauvres & guerrières.
C PI A P I T R E XXIV.
Preuve de cette vérité.
Pour ôter à cette proposition tout air de paradoxe *il suffit d’observer que les deux objets les plus géné-rauxdu désir des hommes, font les richeiíèsA: les hon-neurs. Entre ces deux objets, c’elì des honneurs doncils font le plus avides, lorlque ces honneurs íont dis-penses d’une manière flatteuse pour 1 amour propre.
Le désir de les obtenir rend alors les hommes ca-pables des plus grands efforts, & c’elì alors qu’ilsopèrent des prodiges. Or, ces honneurs ne font nullepart repartis avec plus de justice, que chez les peuplesqui, n’ayant que cette monnoie pour payer les servicesrendus à la patrie, ont par conícquenr le plus grand
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