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» nière de les servir, c’est de leur reprocher leurs vices-- & leurs travers, de leur apprendre qu’il leur sied« mal de passer les jours dans les divertiffemens.« Voilà le íeul langage digne d’un homme vertueux ;-- le mensonge & la flatterie n’habitent jamais fur ses« làvies ».
Cette exclamation de Plutarque est, fans doute,très - belle ; mais elle prouve plus d’amour pour lavertu que de eonnoilfance de l’humanité. 11 en est demême de celle de Pythagore : “ Je refuse, dit-il, ls» nom de philosophes à ceux qui cèdent à la corrup-•• tien des cours : ceux-là seuls font dignes de ce nom,» qui font prêts à sacrifier, devant les rois, leur vie,w leurs richesses, leurs dignités, leurs familles, &« même leur réputation. C’est, ajoute Pythagore, par** cet amour pour la vérité qu’on participe à la divi-» nité, & qu’on s’y unit de la manière la plus noble», & la plus intime ».
De tels hommes ne naissent pas indifféremmentdans toute espèce de gouvernement : rant de venusfont l’effet, ou d’un fanatisme philosophique, quis’éteint promptement, ou d’une éducation singulière,ou d’une excellente législation. Les philosophes de
déclaroit, à haute voix, & ses réflexions politiques furf administration , &r les changemens ou les modificationsqu’on devoit apporter dans les lois. Ceux dont les ré-flexions étoient, trois fois de fuite, jugées fauíìes ou peuimportantes, perdoient le droit de parler. Histoire critiquede la philosophie , tome II.