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Tome second.
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D E L’ E S P R I T . 199

public , rassurât de la réalité des talens qu’elle récom-pense? quel prix un pareil examen ne metrroit-il pasaux honneurs ? quel dciir de les mériter ? quel chan-gement heureux ce deíir n’occafionneroit - il pas, Scdans l’éducation particulière , Sc , peu - à - peu , dansl’éducation publique? changement duquel dépend,peut - être , toute la différence qu’on remarque entreles peuples.

Parmi les vils & lâches courtisans d’Antiochus, qued hommes, s’ils eu lien t été dès 1 enfance élevés àRome , auroient, comme Popilius , tracé autour dece roi le cercle dont il ne pouvoit lonir, lans íe rendrel’eíclave ou l’ennc-mi des Romains ?

Après avoir prouvé que les grandes récompensesfont les grandes vertus , Sc que la íage administrationdes honneurs est le lien le plus fort que les legiílareurspuissent employer pour unir l’intérét particulier à l’iivtérêt général , & former des citoyens vertueux ; je'luis, je pense, en droit d’en conclure que 1 amourou l’indifférence de certains peuples pour la vertu estun effet de la forme différente de leurs gouvernemens.Or, ce que je dis de la paillon de la vertu , que j’aipris pour exemple, peut s appliquer à route autre es-pè ce de pallions. Ce n’est donc point à la nature qu’cndoit attribuer ce degré inégal de pallions dont les di-vers peuples parodient lulceptibles.

Pour dernière preuve de cette vérité > je vais mon-trer que la force de nos pallions est toujours pro-portionnée à la force des moyens employés peur leaexciter.

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