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Ce furent les postions réunies de l’amour de !a li-berté & de la haine de l’etclavnge, qui , plus quel’iiabileté des ingénieurs , firent les célèbres & opi-niâtres défenses d’Abydos, de Sagunte, de Carthage,deNutnance & de Rhodes.
Ce fut dans l’art d’exciterdes passions qu’Alexandresurpaísa presque tous les autres grands capitaines : c està ce même art qu’il dut ces succès, attribués tant defois par ceux auxquels on donne le nom de gens sen-sés, au hasard , ou à une folle témérité, parce qu’ilsn’apperçoivent point les ressorts preiqueinviíìblesdontce héros íe fer volt pour opérer tant de prodiges.
La conclusion de ce chapitre, c els que la force despassions est toujours proportionnée à la force desmoyens employés pour les allumer. Maintenant j»dois examiner fi ces mêmes passions peuvent, danstous les hommescommunément bien organisés, s’exal-ter au point de les douer de cette continuité d’atten-lion à laquelle est attachée la supériorité d’esprit.
pirer aux soldats plus de peur de leurs officiers que desennemis. Cette peur a souvent l’effet du courage ; maiselle ne tient pas devant ia féroce & opiniâtre valeur d’unpeuple animé par le fanatisme ou l’amour vif de la patrie,
Tome II.
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