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Tome second.
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tueux, qui bientôt esc interrompu par de nouveauxplaisirs ; juíqu’à ce qu’enfin épuiíé de délits, ce jeunehomme , alïìs par ces mcmes femmes dans un banquetdélicieux, y soi t enivré de nouveau , & reporté pendantson sommeil dans fa première demeure. II y cherche , àson réveil, les objets qui l’ont enchanté•, ils ont,commeune vision trompeuíe, dilparu à ses yeux. II appelleencore les houris ; il ne retrouve près de lui que desimans : il leur raconte les songes qui font fatigué. Àce récit ,1e front attaché íur la terre, les imans s'écrient:« O vase d’élection ! ô mon fils ! lans doute que noue» saint prophète t’a ravi aux cieux , ta fait jouir des»> plaisirs réíervés aux fidèles pour fortifier ta foi &w ton courage. Mérite donc une pareille saveur par» un dévouement absolu aux ordres du kalife ».

C’esi par une semblable éducation que ces dervisanimoient les Ismaélites de la plus ferme croyance :c’est ainsi qu'ils leur fai soient prendre, si je lofe dire,la vie en haine, & la mort en amour ; qu’ils leur sai-llaient considérer les portes du trépas comme une en-trée aux plaisirs célestes, & leur inípiroient enfin cecourage déterminé, qui, pendant quelques inftans, afait l’étonnement de l’univers.

Je dis quelques instans, parce que cette espèce decourage diíparoît bientôt avec la cause qui le produit.De toutes les pallions, celle du fanatilme, qui, fondésfur le désir des plaisirs célestes, est, fans contredit,la plus forte, est toujours chez un peuple la paillonla moins durable ; parce que le fanatisme ne s’établitflue íur des prestiges Sc des lédactions, dont la raison