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Tome second.
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DEL' ESPRIT. LIZ

doit insensiblement fapper les fondemens. Aussi , lesArabes, les Abyssins, & généralement tous les peuplesmahométans, perdirent ils, dans l’efpace d’un siècle,toute la supériorité de courage qu’ils avoient fur lesautres nations ; & c est: en ce point qu’ils furent fortinférieurs aux Romains.

La valeur de ces derniers, excitée par la passion dupatriotisme, & fondés fur des récompenses réelles &temporelles, eût toujours été la même, si le luxe n’eûtpallc à Rome avec ìes dépouilles de 1*Aile , íì le désirdes riche! les n’eût bri lé les liens qui unissioient l'inté-rêt personnel à l'ìntérêt général , &c n’eût à la foiscorrompu chez ce peuple, & les mœurs, ik la formedu gouvernement.

Je ne puis m'empêcher d’obferver, au sujet de cesdeux espèces de courage, fondés, l’un fur un fana-tisme de religion, l’autre sur l’amour de la patrie , quele dernter est le seul qu’un habile législateur doiveinspirer à ses concitoyens. I-e courage fanatique s’af-foiblit, Sc s’éteint bienrôr. D’ailleurs, ce courage pre-nant fa ícurce dans l’aveugltment 8c la superstition,dès qu’une nation a perdu son fanatisme , il ne luireste que sa stupidité ; alors elle devient le mépris detous les peuples auxquels elle est réellement inférieureà tens égards.

(l est à la stupidité musulmane que les chrétiensdoivent tant d’avantages rem portés fur les Turcs, qui,par leur nombre feu R dit ie chevalier Folard , íeroientsi redoutables, s’iis faiíoient quelques légers ebange-mens dans leur ordre de bataille, leur dilcipline 8c

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