D t Z’ E S P R / T. lîf
fn?nt inconnu & divers des circonstances dans les-quelles ils (e trouvent pincés.
En ester, si toutes les opérations de l’efprit se ré-duisent à sentir , à se relsouvenir, & à observer lesrapports que ces divers objets ont entre eux Sc avecrous, il est évident que tous les hommes étant doués,comme je viens de le montrer, de la finesse de sc-ns,de l’éttndue de mémoire, Sc enfin de la capacité d’at-tenrion nccelìaire pour s’elevtraux plus hautes idéesparn.i les hommes communément bien organiíés(i),il n en est, par conséquent, aucun qui ne puiise s'il-lustrer par de grands talons.
J ajouterai , comme une seconde démonstration dscette vtrré, que rôtis les faux jugement, ainsi que js1 ai prouvé dans mon premier discours, font 1 este r oude l’ignorance, ou des passions : de l’ignorance, lors-qu’on n’a point dans fa mémoire les objets de la com'paraison desquels doit résulter la vérité que l’on cher-che : des passions, lorsqu’elles font tellement modifiées,que nous avons intérêt à voir les objets différons dece qu’ils font. Or, ces deux causes uniques 8c géné-rales de nos erreurs font deux causes accidentelles.L’ignorance , premièrement, n’est point nécessaire ;elle n’est l’effet d’aucun défaut d’organifation > puif-qu’il n’est point d’homme, comme je l’ai montré aucommencement de ce discours, qui ne foie doué d’une
(i) C’est-à-dire, ceux dans l’organisation desquels ona’apperçoit aucun défaut, tels que font la plupart dei^hommes.
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