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Tome second.
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a 14 v L L* E S P R I T.

leur armure ;s’ils qnittoient le labre pour la baïonnette,Sc qu’ils puisent enfin sortir de 1 abrutissement oàla superstition les retiendra toujours : tant leur reli-gion , ajoute cet illustre auteur, est propre à éternileîla stupidité & l'incapacité de cette nation.

J’ai fait voir que les pallions pouvoient, fi je soledire, s exalter en nous jufqu’au prodige : vérité prou-vée , & par le courage deleípéré des Ismaélites, Sc parles méditations des Gymnolophisies, dont le noviciatne s’aohevoit qu’en trente sept ans de retraite , d’étudeSc de silence , & par les macérations barbares & con-tinues des fakirs, Sc par la fureur vengeresse des Japo-nois (i), Sc par les duels des Européens, Sc enfin,par la fermeté des gladiateurs, de ces hommes pris r.uhasard, qui frappés du coup mortel, tomboient Scmouroiem lur l’arêne avec le même courage qu’ils favoient combattu.

Tous les hommes, comme je m’étois proposé dele prouver, sont donc , en général, susceptibles d undegré de paillon plus que suffisant pour les faire triom-pher de leur paresse, & les douer de la continuitéd'attention à laquelle est attachée la supériorité deslumières.

La grande inégalité d’esprit qu’on apperçoit entreles hommes, dépend donc uniquement, Sc de la dif-férente éducation qu’ils teçoivent, & de l’enchaîne-

(- ) Ils se fendent le ventre en présence de celui qui lesi ofiknscs; Sc celui ci est , fous peine d infamie, pareille?ment contraint de se l’ouvrir.