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Tome second.
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DE L’ E S P R I T.

l’homme assez courageux pour íe brûler la cervelle ,n’oíeíe frapper d’un coup de stiler, s’il a de l’horreurpour certains genres de mort, cette horreur est fondéefur la crainte , vraie ou fauíle , d’une plus grandedouleur.

I.es principes ci dessus établis donnent, je pense, lasolution de toutes les questions de ce genre, ôc prou-vent que le couragen’est point, comme quelques-unsle prétendent, un effet de la température distérentedes climats, mais des p; fiions & des besoins communsà tous les hommes. 1 es bornes de mon sujet ne mepermettent pas de parler ici des divers noms donnésLu courage , tels que ceux de bravoure 3 de valeur ,è! intrépidité, ctc. Ce ne font proprement que des ma-nières différentes dont le courage (e manifeste.

Cette question examinée , je paile à la íeconde. IIs’agit de lavoir fi, comme on le loutient, on doit at-tribuer les conquêtes des peuples du nord à la force& à la vigueur particulière dont la nature , dit-on ,les a doués.

Pour s’assurer de la vérité de cette opinion, c’esten vain que l’on auroit recours à l’expérience : rienn’indique , jufqu’à présent, à l’examinateur scrupu-leux, que la nature íoit, dans ses productions du íep-tentrion , plus forte que dans celles du midi. Si le norda ses ours blancs ct ies orox, l’A bique a ses lions , sesrhinocéros ct ses éléphan*. On n’a point fait lutter uncertain nombre de Nègres de la Côte d’or ou du Sé-négal , avec un pareil nombre de Russes ou de Fin-Luidois : on n’a point mesuré l’inégalité de leur force