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leurs armes victorieuses jusques cìans la Sarmatie &les iles Britanniques. Or, si la victoire a volé alterna-rivement du micìi au nord, & du nord au midi ; fi tousles peuples ont cté, tour-à-tour, conquérans & con-quis; s, comme Thistoire nous l'apprend, les peuplesdu leprentiion (i) ne íont pas moins sensibles aux ar-deurs brûlantes du midi, que les peuples du midi lesont à 1 âpreté des froids du nord ; ëi s’ils font la guerreavec un delavantage égal dans des climats trop diffé-rens du leur ; il eít évidenr que les conquêtes des sep-tentrionaux lom abíolumenf indépendantes de latempérature particulière de leurs climats; & qu'onchercheroit en vain dans le physique la cause d’un saitdont le moral donne une explication simple & naturelle.
Si le nord a produit les derniers conquérans de l’Eu-rope, c’est que des peuples féroces ôc encore sau-vages ( 2 ), tels que 1 croient alors les septentrionaux ,
(1) Tacite dit que si les septentrionaux supportent mieuxla faim 8c le froid que les méridionaux, ces derniers sup-portent mieux qu’eux la soif & la chaleur.
Le même Tacite , dans les Mœurs des Germains } ditqu’ils ne soutiennent point les fatigues de la guerre.
(2) Olatis Vormius, dans ses Antiquités danoises, avouequ’il a tiré la plupart de ses connoilfances des rochers duDanemarck, c’est-à-dire, des inscriptions qui y étoientgravées en caractères runes ou gothiques. Ces rochers for-moient une fuite d'histoire Lc de chronologie , qui com-posoit presque toute la bibliothèque du nord.
Pour conserver la mémoire de quelque évènement, onse servoit de pierres brutes d’une grosseur prodigieuse :*es unes étoient jetées confusément; ondomioit aux autre»