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Tome second.
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sont ) comme le remarque le chevalier Folard, infi-niment plus courageux & plus propres à la guerre quedes peuples nourris dans le luxe , la molleíîè, & sou-mis au pouvoir arbitraire, comme l’étoiem (i) alorsles Romains. Sous les derniers empereurs, les Ro-mains n’ótoient plus ce peuple qui, vainqueur de^Gaulois & des Germains, tenoit encore le midi sousses lois : alors ces maîtres du monde soccomboientsons les mêmes vertus qui les avoient fait triompherde 1 univers.

Riais pour subjuguer l\Alìe,ils n'eurent,dira-t-on,qu’à lui porter des chaînes. La rapidité, répondrai-je,avec laquelle ils la conquirent, ne prouve point lalâcheté des peuples cl u midi. Quelles villes du nord sesont défendues avec plus d’opiniâtreté que Marseille,Numnnce, Sagunte, Rhodes ; Du temps de Craísus,les Romains ne trouvèrent ils pas dans les Parthes desennemis dignes deux: C’eíl donc à l'efclavage & à la

quelque svmmétrie. On voit beaucoup de ces pierres dansla plaine de Salisbury en Angleterre, qui servoient de sé-pulture aux princes & aux héros bretons, comme leprouve la grande quantité d’oííemens Le d’armures qu’onen tire.

(i) Si les Gaulois, dit César, autrefois plus belliqueuxque les Germains, leur cèdent maintenant la gloire desarmes, c’est depuis qu’inílruits par les Romains dans lecommerce , ils se sont enrichis & policés.

Ce qui est arrivé, dit Tacite , aux Gaulois, est arrivéaux Bretons : ces deux peuples ont perdu leur couragearec leur liberté.