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rage (i) ; que les nations les pins seníibles à fes plailnsont, comme le remarquent Plutarque& Platon, sou-vent cté les plus braves & les plus courageuses ; quele désir ardent des femmes ne peut jamais être regardécomme une prsuve de la foiblelîe du tempérament ^ 2 )des Ain tiques -,8c qu’ensin,long-temps avant Mahomer,Odin avoit établi, chez les nations les plus septentrio-nales, une religion abíolument semblable à celle duprophète de lorient ( 3 ).
Forcé d abandonner cette opinion, 8c de restituer,si joie le dire, famé & le corps aux Aíiatiques, ona cherché, dans la position physique des peuples dePortent, la cause de leur servitude : en conséquence ,on a regardé le midi comme une vaste plaine, dontPétendue sourniísoit à !a tyrannie les moyens de retenir
(1) Les Gaulois, di: Tacite, aimoient les femmes,avoient pour elles la plus grande vénération : ils leurcroyoient quelque chose de divin, les admettaient dansleurs conseils, & délibéraient avec elles fur les affairesd’etat. T es Germains en usoient de même avec les leurs :les décisions des femmes passoient, chez eux, pour desoracles. Sous Vespasien , une Velleda , avant elle une Au-rinia , Sc plusieurs autres , s’étoient attiré la même véné-ration. C'est enfin , dit Tacite , à la société des femmesque les Germains doivent leur courage dans les combats,Lc leur sagesse dans les conseils.
(2) Ati rapport du chevalier de Beaujeu , les septentrio-naux ont torpeurs été très-sc-nsibles aux plaisirs del’amcur.Ogerius , in lù:iere ianìco , dit la même chose.
(3) Voyez , dans le chapitre xxv, P exacte conformitéde ces deux religions.