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Tome second.
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deux. La violence de son ambition ne promet aucunsplaisirs à ses complices. Si le trône est; l’objet de sesdélits, ôc si, pour y monter , il doit s’appuyer d’unparti puissant, ce íeroit en vain qu’il étaleroit auxyeux de ses partisans tout l’excès de son ambition : ilsnel’écouteroientqu’avecindifférence,s'il n’ailìgnoitàchacun deux la part qu’il doit avoir au gouvernement,ct ne leur prou voir l’intérêt qu’ils ont de l’élever.

’L’amant enfin ne dépend que de l’objet aimé ; Unseul instant assure sa félicité : la réflexion n’a pas letemps de pénétrer dans un cœur d’autant plus vive-ment agité, qu’il est plus près d’obtenir ce qu’il désiré,ûíais l’ambitieux a , pour l’exécution de ses projets,continuellement besoin du secours de route forte d’hom-mes : pour s’en servir utilement, il faut les connoître :d’ailleurs, son succès tient à des projets ménagés avecart, & prépares de loin. Que d'esprit ne faut - il paspour les concerter & les suivre ? Le sentiment de l’am-bition s’allie donc nécessairement avec l'esprit & laréflexion.

Le poète dramatique peut donc rendre fidèlementle caractère de l’ambitieux, en mettant quelquefoisdans fa bouche de ces vers sentencieux, qui, pourfrapper fortement le spectateur , doivent être le ré-sultat d’un sentiment vif & d’une réflexion profonde.Tels font ces vers, où , pour justifier l’audace qu’il ade se présenter au sénat, Catilina dit à Probus, quil’accuse d’imprudence :

L‘imprudence ri est pas dans la témérité,

Elle est dans un projet faux (f mal concerté ;

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