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tueuse > & même sublime ; mais elle nous affecteramoins fortement qu’une décoration du Tartare. Letableau de la gloire des saints est moins fait pour éton-ner Imagination que le jugement dernier de Michel-Ange.
l.e fort est donc le produit du grand uni au terrible.Or, si tous les hommes font plus sensibles à la douleurqu’au plaisir ; si la douleur violente fait taire tout len-timent agréable, lorfqu’un plaisir vif ne peut étoufferen nous le sentiment d une douleur violente ; le sortdoit donc faire sur nous la plus vive impression :ondoit donc être plus frappé du tableau des enfers quedu tableau de l’olympe.
En fait de plaisirs , l’imagination , excitée par ledélit d un plus grand bonheur , est toujours inven--tive ; il manque toujours quelques argumens à l'o-lympe.
S agir il du terrible; l'imagination n'a pluslemêmeintérêt à inventer ; elle est moins difncile en ce genre :fenfer est toujours assez effrayant.
Telle est , dans les décorations, les descriptionspoétiques, la distorence entre le grand & le forr. Exa-minons maintenant si, dans les tableaux dramatiques& la peinture des passions, on ne retrouve roi t pas lamême différence entrfc ces deux genres d'eiprir.
Dans le genre tragique , on donne le nom de foreà toute passion , à tout sentiment qui nous affecte très*vivement, c’est-à-dire, à tous ceux dont le spectateurpeut être le jouet ou la victime.
Personne n'est à l’abri des coups de la vengeance
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