DE L’ E S P R I f. 313
» se mettre à l’abri de toute insulte, avoient d’abord,» de concert avec les prêtres, évoqué autour du trône» la terreur, la superstition & les fantômes de leur« fuite ; les rois, dis-je, en furent eux-mêmes effrayés ;
bientôt ils confièrent aux temples le dépôt sacré desM jeunes princes ; fatale époque de la tyrannie des« prêtres Egyptiens ! nul obstacle alors qu’en pût op-« poser à leur puissance. Les souverains furent ceints,-- dès l’enfance, du bandeau de 1 opinion; de libres Sc« d’indépendans qu’ils étoient, tant qu’ils ne voyoient«> dans ces prêtres que des fourbes & des enthousiastes» soudoyés, ils en devinrent les esclaves & les victimes.M Imitateurs des rois, les peuples suivirent leur exem-« pie, Sc toute f Egypte se prosterna aux pieds du pon-« tife Sc de l’autel de la superstition ->.
Ce magnifique tableau de M. l’abbé Carrant prouve,je crois, que la foibleílè d’exprestìon qu’on nous re-proche , & qu’en certain genre on remarque dans nosécrits, ne peut être attribuée au défaut de génie de lanation.