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Tome second.
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zir DEL ESPRIT.

« lacs qui raííuroient orgueilleusement l’Egypte contre» les inattentions de la nature.

« Plus redoutables que le trône & ses monarques,•> les temples & leurs pontifes en imposoient encore" plus à l'imagination des Egyptiens. Dans l’un de« ces temples étoit le coloste de Sérapis. Nul mortel** n’osoit en approcher. C’étoit à la durée de ce colosse« qu’étoit attachée celle du monde : quiconque eût« brisé ce talisman , eût replongé sunivers dans son» premier chaos. Nulles bornes à la crédulité , tout,» dans l’Egypte , étoit énigme, merveille & mystère.*» Tous les temples rendoient des oracles ; tous lesw antres vomistoient d’horribles hurlemens; par-tout« l’on voyoit des trépieds tremblans, des pythies en« fureur , des victimes, des prêtres, des magiciens" qui, revêtus du pouvoir des Dieux, étoient chargés» de leur vengeance.

» I.es philosophes, armés contre la superstition,« s’élevèrent contie elle : mais , bientôt engagés dans« le labyrinthe d une métaphylîque trop abstraite, la» dispute les y divile d’opinions ; l’intérêt & le fana-« tisme en profitent ; ils fécondent le chaos de leurs» systèmes différons ; il en fort les pompeux mystères»> d Iíîs, d’Oíiris & d’Horus. Couverte alors des té-« nèbres mystérieuses & sublimes de la théologie &* de la religion, l’imposture fut méconnue. Si quel-» ques Egyptiens l’apperçurent à la lueur incertaine» du doute , la vengeance toujours suspendue sur la« tête des indiscrets, ferma leurs yeux à la lumière,» & leur bouche à la vérité. Les rois même, qui, pour