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Tome second.
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zro DE l' e s p R I T'.

sujet, fouillé jusau’à certaine profondeur, il quitte

alors le nom de pénétrant, & prend celui de profond.

L’eíprit profond , ou le génie des íciences, n’est,selon M. Formey, que sart de réduire des idées déjàdistinctes à d’autres idees encore plus simples Sc plusnettes , jufqu’à ce qu on ait , en ce genre , atteintla dernière résolution postible. Qui sauroit, ajouteM. Formey , à quel point chaque homme a poussécette analyse , a u roi t l’échelle graduée de la profon-deur de tous les eiprits.

II fuit de cette idée, que le court espace de la viene permet point à l’homme d être profond en plu-sieurs genres ; qu’on a d’autant moins détendue d’es-prit , qu on l’a plus pénétrant Sc plus profond , Scqu’il n est point d’elprit universel.

A l’égard de Fesprit pénétrant, j’observerai que lepublic n accorde ce titre qu’aux hommes illustres, quis’occupent des sciences dans lesquelles il est plus oumoins initié ; telles font, la morale, la politique , lamétaphysique, &c. S’agit-il de peinture ou de géo-métrie : on n est pénétrant qu’aux yeux des gens ha-biles dans cet arc ou cette science. Le public, tropignorant pour apprécier, en ces divers genres, la pé-nétration d’eíprit d’un homme, juge ses ouvrages, &n “applique jamais à son eí prit l’épithète de pénétrant ;il attend , pour louer, que , par la solution de quel-ques problèmes difficiles , ou par la composition detableau sublimes , un homme ait mérité le titre degrand géomètre , ou de grand peintre.

Je n ajouterai qii’un mot à ce que j ai dit ; c’est qne

la