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le même langage. Qu’un jenne homme les consuls#sur la conduite qu’il doit tenir : Fuyez , lui diront-ils , tout bal , tout spectacle , toute aslemblée defemmes & tout amusement frivole ; occupez - voustout entier de votre fortune : imitez nous. Mais, leurrépliquera le jeune homme, je luis encore très-sensibleau plaisir ; j'aime les femmes avec fureur : commenty renoncer î Vous sentez qu’à mon âge ce plaisir estun besoin. Quelque choie qu’il dise, un vieillard necomprendra jamais que la jouissance d’une femme soitsi nécessaire au bonheur d'un homme. Tout senti-ment qu’on n’éprouve plus , est un sentiment donton n'admet point l’existence. Le vieillard ne chercheplus le plaisir; le plaisir ne le cherche plus. Les objetsqui l’occupoientdans fa jeunesse, se sont insensible-ment éloignés de ses yeux. L’homme alors est com-parable au vaisseau qui cingle en haute mer , qui perdinsensiblement de vue les objets qui l’attachoient aurivage, & qui lui-même dispaioît bientôt à leurs yeux.Qui considère l’ardeur avec laquelle chacun se pro-pose pour modèle , croit voir des nageurs répandusfur un grand lac , & qui , emportés par des coutansdivers, lèvent la tète au-delïus de seau, & se crientles uns aux autres : C’est moi qu’il faut suivre, Sc c’estlà qu’il faut aborder. Retenu lui- même par des chaînesd’airain fur un rocher , d’ori il contemple leur folie:ne voyez-vous pas , dit le sage , qu'entraînés par descouranscontraires, vous ne pouvez aborder au mêmeendroit; Conseillez à un homme de dire ceci, de fairecela; c’est ordinairement ne rien dire , linon, j’agirois