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Tome second.
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de mes défauts _, puisque tu ne te corriges pas toï-mêmede L’envie de corriger ? Si c’étoit , en effet, l’amitiéfeule qui donnât des conseils , cette paillon, ccmmetoute paillon vive , nous éclairerait, nous fcroit con-naître quand Lé comment l’on doit conseiller. Dansle cas de l’ignorance, nul doute, par exemple, qu unconieiì ne soit très-utile. Un avocat, un médecin, unphilosophe , un politique , peuvent , chacun en leurgenre , donner d’excellens avis. Dans tout autre cas ,le conseil est inutile ; íouvent même il est ridicule ;parce qu en général, c’est toujours foi qu’on y proposepour modèle. Qu’un ambitieux consulte un hommemodéré, Sc lui propose ses vues & íes projets: aban-donnez-ics, lui dira celui-ci; ne vous exposez point àdes dangers, à des chagrins fans nombre , Le livrez-vous à des occupations douces. Peut-être , lui répli-quera 1 ambitieux, entre des paillons 6c des caractèresdiftérens , il j’avois encore un choix à faire, peut-êtremême me rendrois-jeà votre avis : mais il s’agir, mespairions données , mon caractère formé, & nies ha-bitudes prises , d en tirer le meilleur parti pcstiblepour mon bonheur. C’est fur ce point que je vousconsulte. En vain ajouterait-il que le caractère unesois formé, il est impossible d’en changer ; que lesplaisirs d’un homme modère seraient insipides pourun ambitieux ; & que le ministre disgracié meurt d’en-i:ui. Quelques rai tons qu’il allègue, 1 homme modérélui répétera toujours : li ne jaut pas être ambitieux.II me semble entendre un médecin dire à ton malade :Monsieur .n ay e\ p as la fièvre. Les vieillards tiendront

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