DE L' E S P R I t.
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CHAPITRE XIII.
Esprit de conduite.
ÍTobjet commun d u désir des hommes, c’est lebonheur - , & l’efprit de conduite ne devroit être, enconséquence, que hart de se rendre heureux. Peut-être s'enderoit-on formé cette idée, si le bonheurn’avoit presque toujours paru moins un don de l'es-prit , qu’un effet de la sagesse & de la modération denotre caractère 8c de nos désirs. Fresque tous leshommes, fatigués par la tourmente des pallions, oulanguilsans dans le calme de l’ennui, font compa-rables , les premiers au vaisseau battu par les tempêtesdu nord, & les seconds, au vaisseau que le calme ar-rête au milieu des mers de la zone torride. A son se-cours , hun appelle le calme, & hautre les aquilons.Pour naviguer heureusement, il faut être pousse parun vent toujours égal. Mais tout ce que je pourroisdire à cet égard fur le bonheur, n’auroit aucun rap-port au sujet que je traite.
On n’a, jusqti’à présent, entendu par esprit de con-duite j que la sorte d’esprit propre à guider aux diversobjets de fortune qu’on se propose.
Dans une république telle que la république ro-maine, & dans tout gouvernement où le peuple estle distributeur des grâces, où les honneurs font le prix