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droits j ô mon fils _, vous ave^ a la bienveillance deshommes /
Au reste, quelque avantage que procure la médio-crité j & quelque accès qu'elle ouvre à la foraine,l’efprit, comme je l’ai dit plus haut, a quelquefoispart à notre élévation : pourquoi donc le public n’a-t-il aucune estime pour cette forte d’efpritî C’est,répondrai-je , parce qu'il ignore le détail des manœu-vres dont íe sert l'intrigant, Sc ne peut presque jamaissavoir si Ion élévation est lester ou de ce qu'on appellel’esprit de conduite, ou du hasard. D’ailleurs, lenombre des idées néceflaires pour faire fortune n’estpoint immense. Mais, dira-t-on, pour duper leshommes, quelle connoiiìance ne faut-il pas en avoir?L’intrigant , répondrai - je , connoît parfaitementl’homme dont il a beíoin, mais ne connoît point leshommes. Entre l'homme d’inttigue Sc le philosopheon trouve, à cet égard, la même différence qu’entrele Courier & le géographe. Le premier sait peut-êtremieux que M. Danville le sentier le plus court pourgagner Versailles ,mais il ne connoît certainement pasla surface du globe comme ce géographe. Qu’un in-trigant habile ait à parler en public ; qu'on le trans-porte dans une assemblée de peuple, il y fera aussigauche, aussi déplacé, aussi silencieux que le seroitauprès des grands le génie supérieur qui, jaloux deconnoître l’homme de tous les siècles & de tous lespays, dédaigne la connoiiìance d’un certain hommeen particulier. L'intrigant ne connoît donc point leshommes ; Sc cette connoiiìance lui seroit inutile. Son