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de la gloire : il n’a donc point de morit suffisant pourle risquer à l’ennui des affaires, & s'exposer à cette fa-tigue d'attention néceíìaire pour s’éclairer. Exiger delui des lumières, c’est vouloir que les fleuves remontentà leur source, & demander un effet lans cause. Toutel'histoire justifie cette vérité. Qu'on ouvre celle de laChine : on y voit les révolutions se succéder rapide-ment les unes aux autres. Le grand homme, qui s’élèveà l'empire, a pour les succesieurs des princes nés dansla pourpre, qui, peur s'illustrer, n'ayant point les mo-tifs puilfans de leur père, s’endonnent fur le trône :& , dès la troiírème génération , la plupart cn descen-dent, lans avoir souvent à se reprocher d’autre crimeque celui de la paresse. Je n’en rapporterai qu’unexemple (r) : Li-t-ching , homme dune naissanceobícure, prend les armes contre 1 empereur T-eong-ching, le mer à la tète des mécontens, lève une armée ,marche a Peking, & le surprend. L'impératrice &z lesreines s'étranglent ; l’empereur poignarde fa fille ; il seretire dans un endroit écarté de ion palais : c’est làqu'avant de se donner la mort, il écrit ces paroles furun pan de la robe : J’ai régné dix sept. ans j je fuisdétrôné & je ne vols dans ce malheur _, qu une puni-tion du ciel y justement irrité de mon indolence. Je nefuis cependant pas le seul coupable ; les grands de ma.cour le font encore plus que moi ; ce Jont eux qui medérobant la connoïfancc des affaires de Vempire ont
(1) Voyez \ Hijcoire des Hunstome I, page 74.
par M. de Guignes ,C c 4