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Tome second.
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4o3 de l’ e s p r i r.

creujé l’abîme ou je tombe. L e quel jront oserai- jepa-eraítre devant mes ancêtres ? Comment soutenir leursreproches ? O vous ! qui ms réduiseà cet état affreux 3prene ^ mon corps metwq-le cn pièces fy consens ;mats épargne ç mon pauvre peuple : il efl innocent 3 &déjà asse^ malheureux de m ’avoir eu fi long-temps pourmaître. Mille traits pareils, répandus dans toutes leshistoires,prouvent que la mollesse commandeàprefquetous ceux qui naissent armés du pouvoir arbitraire,L’athmoipbère, répandue autour des trônes despo-tiques <5c des souverains qui s’y asseyent, semble rem-plie d’une vapeur léthargique, qui lailît toutes ksfacultés de leur aine. Aulsi ne compte - t - on guèresparmi les grands rois que ceux qui íe Iraient la routedu trône > ou qui íe íont longtemps instruits à lecoìedu malheur. On ne doit ses lumières qu’à l’intérctqu’on a d’en acquérir.

Pourquoi les petits potentats sont-ils, en général ,plus habiles que les despotes les plus ptiilsans r C’ei:q u'ils ont, pour ainsi dire, encore leur fortune à faire ;c’est qu’ils ont, avec de moindres forces, à résister àdes forces supérieures ; c’est qu’ils vivent dans la crainteperpétuelle de íe voir dépouilles ; c’est que leur inté-rêt , plus étroitement lié à l’intérêt de leurs sujets,doit les éclairer íur les diverses parties de la légiílation.Auilì lont-ils, en général, infiniment plus occupés dufoin de former des soldats, de contracter des alliances,de peupler & d’cnrichir leurs provinces. Auilì pour-rcut-on , conséquemment à ce que je viens de dire ,dresser, dans les divers empires de l’oiient, des cartes