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Tome troisième.
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IOS DE í' H O M M E.

Vague & destituée de preuves, fe réduit donc à ceci -L’esprit ejl l’effet d.'une cause inconnue ou d’une qua-lité occulte , à laquelle je donne le nom de tempéra-ment ou d’organisation.

Quintilien, Locke & moi disons :

L’inégaiuédes esprits efl Veffet d 3 une cause connue ,& cette cause est la différence de l’éducation.

Pour justifier la première de ces opinions, il eûtfallu montrer par des observations répétées que la su-périorité de l'efprit n’appartencii réellement qu’à telleespèce d’organe & de tempérament. Or, ces expé-riences sont à faire. II parole donc que fi des prin-cipes que j'ai admis, l’on peut clairement déduire lacause de l’inégalité des esprits; c'est à cette dernièreopinion qu'il faut donner la préférence.

même temps incapable d’attention & doué de grands ta-lens? Croit-on que, fans application, Locke & Newtonfussent jamais parvenus à leurs sublimes découvertes ?

Quelques-uns ont observé que le méditatif & le spiri-tuel étoient ordinairement mélancoliques. Ils ne se sont pasapperçus qu'ils prenoient en lui l'effet pour la cause ; quele spirituel n'étoit point tel parcequ'il étoit mélancolique,mais mélancolique, parce que l'habitude de la méditationle rendort tel.

Plusieurs enfin ont fait dépendre l’esprit de la mobilitédes nerfs ; mais les femmes font très-vivement affectées.La mobilité de leurs nerfs devroit donc leur assurer unegrande supériorité sur les hommes. Ont-elles en consé-quence plus d’esorit ? Non : quelle idée nette, d’ailleurs,fe former de cette mobilité plus ou moins grande de«nerfs? '