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Tome troisième.
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DE L* H O M M E. i6;

repas (tz). Plaisir & douleur font & feront toujoursl’unique principe des actions de l’homme. Si le cieleût pourvu à tous les besoins de l’homme ; si la nour-riture convenable à son corps eût été, comme l’air &l’eau, un élément de la nature, l’homme eût à jamaiscroupi dans la paresse.

La faim , par conséquent, la douleur est le prin-cipe d’activité du pauvre , c’est-à-dire, du plus grandnombre ; & le plaisir est le principe d’activité del’homme au délias de l’indigence , c’est-à - dire , duriche. Or, entre tous les plaisirs, celui qui fans con-tredit agit le plus fortement fur nous, & communiqueà notre ame le plus d’énergie, est le plaisir des femmes.La nature en attachant la plus grande ivresse à leur

(a) Si les besoins sont nos moteurs uniques, c'est doncà nos divers besoins qu'il faut rapporter l’invention desarts & des sciences. C'est à celui de la faim qu’on doitfart de défricher, de labourer la terre, de forger lesoc, &c. C’est au besoin de se défendre contre les rigueursdes saisons qu’on doit l’art de bâtir, se vêtir, &c.

Quant à la magnificence dans les équipages, les étoffes,les ameublemens ; quant à la musique, aux spectacles ,enfin à tous les arts du luxe, c’est à l’amout, au désir deplaire, 8cà la crainte de l’ennui, qu’il faut pareillementen rapporter l’mvention. Sans l'amour, que d’arts encoreignorés ! quel assoupissement dans la nature ! l’homme fansbesoins seroit sans principes d’action ; c’est au besoin duplaisir que la jeunefle doit en partie son activité Sc la su-»périorité qu’à cet égard elle a sur l’âge avancé,

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