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» Quant à la profanation des saints jours, nos remon-»» trances à cet égard paraîtront encore absurdes, L’homme» qui travaille fêtes & dimanches, ne s’enivre point; il» ne court point les femmes ; il ne nuit à personne ; il sert» son pays; il accroît l’aisance de sa famille; il augmente» le commerce de sa nation.
» De deux peuples également puissans & nombreux ,» que l’un fête, comme en Espagne, cent trente jours» de Tannée , & quelquefois le lendemain; que l’autre,« au contraire, n’en fête aucun , le dernier de ces peuples» aura quatre-vingt ou quatre-vingt-dix jours de travail» plus que le premier. II pourra donc fournir à plus bas« prix les marchandises de ses manufactures ; ses terres» seront mieux cultivées, ses moissons plus abondantes.« II aura mis la balance du commerce en faveur de son-- pays. Ce dernier peuple, plus riche & plus puissant que» le premier, pourra donc un jour lui donner la loi. Rien» de commun entre l’intérêt national & l’intérêt du clergé.» Uniquement jaloux de commander, que veut le prêtre?» rétrécir l’esprit des souverains, éteindre en eux jus-» qu’aux lumières naturelles. Un peuple est-il gouverné» par de tels princes ; il est tôt ou tard la proie d’un voisin-> plus riche , plus éclairé & moins superstitieux. Aussi la” grandeur du clergé catholique eft-elle toujours destruc-» rive de la grandeur d’un Etat. Les prêtres declament-ils» contre la profanation des fêtes; qu’on ne s’y trompe-- pas , ce n’est point l’amour de Dieu, c’est l’amour de» leur autorité qui les anime. Ce que leur apprend à ce» sujet Inexpérience , c’est que moins un homme fré-» queute les temples, moins il a de respect pour leurs mi-« nistres, & moins ces ministres ont de crédit fur lui.« Or, si la puissance est la première passion du prêtre ,” ,p=u lui importe que le jour de fête soit pour l’artisan» un ;oiir de débauche, qu’au sortir du temple il coure» les filles & les cabarets, & qu’ensin les après-vêpres