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Tome troisième.
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zor, DE L H O M M E.

peuple enfin découragé se dit, commel anedela fable:quel que soit mon maître,je n 3 en porterai pas un pluslourd fardeau. Autant un citoyen libre est passionnépour ia gloire de sa nation, autant un esclave est in-diffèrent au bien public. Son cœur est privé d’activitéôc d’énergie ; il est sans vertus , Tans esprit, sans ta-lons , les facultés de son ame sont engourdies : il né-glige les arts , le commerce , l’agriculture , &c. Cen'est point à des mains serviles qu'il appartient, disentles Anglais , de travailler & de fertililer la terre. UnSimonide aborde un empire despotique & n’y trouvepoint de traces d’hommes. Le peuple libre est coura-geux , franc, humain & loyal (r)- Le peuple elclaveest lâche , perfide , délateur , barbare : il pouffe àl’excès fa cruauté. Si l’officier, trop sévère au momentdu combat, a tout à redouter du soldat maltraité; file jour de la bataille est pour ce dernier le jour duressentiment ; celui de la sédition est pareillement ,pour l’esclave opprimé , le jour long-temps attendude la vengeance : elle est d’autant plus atroce , quela crainte en a plus long - temps concentré la fu-reur (a).

Quel tableau frappant d’un changement subit dansle caractère d’une nation , nous présente Thistoireromaine’Quel peuple, avantl’élévation des Césars,

(a) La déposition de Nal?ad-Jaffier-Ali-Kan, rapportéedans la gazette de Leyde, du 23 juin r761, en est lapreuve.