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titué dans fa nation le caractère de la fausseté à celuide la franchise. Que dans des momens critiques , ceprince, livré à fes flatteurs , ne trouve ensuite auprèsde lui que des gens fans mérite, à qui s'en prendre îà lui seul ; c’est lui même qui les a rendu tels.
Qui croiroit, en considérant les maux de la servi-tude , au’il fût encore des princes assez petits pourvouloir régner fur des esclaves, des princes allez stu-pides pour ignorer les changemens funestes que ledelpotiíme opère dans le caractère de leurs sujets ?
Qu'est'-ce que le pouvoir arbitraire ? un germe decalamités , qui , déposé dans le sein d’un Etat, nes’y développe que pour y porter le fruit de la misère& de la dévastation. Croyons-en le'Yoi de Prusse.- Rien de meilleur ». dit il dans un discours prononcéà l’académie de Berlin , « que le gouvernement arbi-« traire , mais fous des princes justes , humains Sc» vertueux : rien de pire fous le commun des rois ».Or, que de rois de cette espèce! combien compte-t-onde Titus , de Trajan & d’Antonin ì voilà ce quepense un grand - homme. Quelle élévation d’ame ,quelles lumières uq^el aveu ne suppose-t-il pas dansun monarque ! qu’annonce en effet le pouvoir despo-tique 5 souvent la ruine du despote, & toujours cellede fa postérité (6). Le fondateur d une telle puissancemer son royaume à fonds perdu : ce n’est quel’intérêtviager & mal entendu de la royauté , c’est - à-dire »celui de l’orgueil, de la paresse ou d’une passion sem-blable , qui fait préférer l’exercice d’un despotisme
injuste