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quefois l’oreille à l'envie : elles résilient à ses con-seils ; mais non.sans efforts. La nature a fait l’hommeenvieux. V ouloir le changer à cet égard, c’est vouloirqu’i! cesse de 5 'aimer ; c’est vouloir l’impoilìble. Quele législateur ne te propoíe donc point d’impoíer silenceà la jalousie , mais d’en rendre la rage impuissante,Sc d’érabiir conune en Angleterre , des lois propresà protéger le mérité contre l’humeur du ministre Scle ranatisme du prêtre. C’est tout ce que la sagessepeut en faveur d<.s taiens. Prétendre plus, & se starterd’anéantir l’envíe, c’est folie. Tous les siècles ont dé-clamé contre ce vice. Qu’ont produit ces déclama-tions ? rien. L’envie existe encore , & n’a rien perdude ion activité, parce que rien ne change la nature ■de l’homme.
Cependant , il est un moment où l’envie lui est in-connue : ce moment est celui de la première jeunesse.Peut on encore se flatter de surpasser , ou du moinsd’égaler en mérite des hommes déjà honorés de l’efcrime publique ; espère t on entrer en partage de laconsidération qui leur est décernée : alors pleins derespect pour eux , leur présence excite notre émula-tion : on les loue avec transport, parce qu’on a intérêtde les louer , Sc d’accoutumer le public à respecteren eux nos taiens futurs. La louange est donc un tr.butque la jeunesse paie volontiers aumérite Sc quelagemur lui refusera toujours.
A trente ans, 1 émulation de vingt s’est déjà trans-formée en envie. Perd-on l’espoir d’égalerceux qu'on.