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mépris à la cour : l’envie fait le reste (18) ; elle endétruit jusqu’à la semence. Le mérite a-t-il toujoursà lutter contre l’envie; il se fatigue ôc quitte l'arène,s’il n’y voir point de prix pour le vainqueur. Onn’aime , ni l’étude , ni la gloire pour elles-mêmes ,mais pour les plaisirs , l’estime Sc le pouvoir qu’ellesprocurent. Pourquoi J c’est qu’en général 011 désirémoins d’être estimable que d’étre estimé ; c’est que ja-loux de la gloire du moment (19) ,1a plupart des écri-vains , uniquement attentifs à starter le goût de leursiècle ôc de leur nation (20), ne lui présentent queles idées du jour , des idées agréables à l’homme enplace, par la protection duqnel ils espèrent obtenirargent, considération , ôc même un succès éphémère.
Mais il est des hommes qui le dédaignent. Ce fontceux qui , transportés en esprit dans l'avenir, ôcjouissant d’avance des éloges ôc de la considérationde la postérité, craignent de survivre à leur réputa-tion (21). Ce seul motif leur fait sacrifier la gloire ôcla considération du moment à l’espoir quelquefoiséloigné d une gloire & d une considération plus grande.Ces hommes font rares. Us ne desitent que l’estime descitoyens estimables.
Qu’importe à Marmontel les censures (22) de laSorbonne ; il eût rougi de fes éloges. La couronnetressée par la fotife ne s’ajuste point fur la tête dugénie. C’est le nouvel ornement d’architecture donton avoir en Languedoc couronné la maison quarrée.Un voyageur pastè devant l’édifice, & s’écrie :.« je
Tome III. X