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il eût reconnu dans les divers moyens d’acquérirle pouvoir , le principe auquel on doit , en tousles siècles & dans tous les pays , rapporter la con-duire différente des hommes. En effet, dans toutenation , le pouvoir est , ou comme à Maroc &c enTurquie, concentré dans un seul homme; ou commeà Venise & en Pologne , réparti entre plusieurs ; oucomme à Sparte , à Rome & en Angleterre , partagédans le corps entier de la nation. Conséquemment àces diverses répartitions de l’autorité , on sent quetous ìes citoyens peuvent contracter des habitudes &des moeurs différentes, cependant se proposer tousle même objet, c est à dire , celui de plaire à la puis-sance suprême, de se la rendre favorable , & d ob-tenir, par ce moyen , quelque portion ou émanationde Í011 autorité.
D u Gouvernement d’un seul.
Le gouvernement est-il purement arbitraire ; la su-prême puissance réside dans les seules mains du Sultan.Ce Sultan , communément mal élevé , accorde-t-il faprotection à certains vices; est il fans humanité , fansamour de la gloire ; ffcrifie-til à ses caprices le bon-heur de ses sujets : les courtisans, uniquement jalouxde fa saveur, modèlent leur conduite sur la sienne ;ils affectent damant plus de mépris pour les vertuspatriotiques , que le despote marque pour elles plusd indifférence. Dans ce pays on ne voit, ni Timo-féon , ni I.éonidas , ni Pvégulus, &c. De tels citoyens
Tome ill, Y