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Tome troisième.
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z;8 D B L* H O M M E.

ne peuvent éclone qu’au degré de considération Sc derespect qu’on avoir pour eux à Rome Sc dans la Grèce,où l’homme vertueux , assuré 'de 1'estime nationale,ne voyoit tien au-delsus de lui.

Dans un état despotique , quel respect auroit - onpour un homme honnête? le Sultan , unique dispen-sateur des récompenses & des punitions, concentreen lui toute la considération. L’on n’y brille que deson éclat réfléchi , & le plus vil favori y marcheégal au héros. Dans tout gouvernement de certe es-pèce , il faut que lemulation s éteigne. L’intérét dudespote, souvent contraire à l’inrérét public , y doitobscurcir toute idée de vertu ; & l’amour du pouvoir, ^ce principe moteur du citoyen , n’y peut former de*hommes justes & vertueux*

Du Gouvernement de plujìeurs.

Dans ces gouvernemens, la suprême puissance estentre les mains d’un certain nombre de grands. Lecorps des nobles est le despote (54). L’objet de cesnobles est de retenir le peuple dans une pauvreté Sc unasservissement honteux Sc inhumain. Or, pour leurplaire , pour en être protégé Sc mériter leur faveur,que faire ? entrer dans leurs vues, favoriser leur ty-rannie, sacrifier perpétuellement le bonheur du plusgrand nombre à l’orgueil du plus petit. Dans une pa-reille nation , il est encore impossible que l’amourdu pouvoir produise des hommes justes Sc de bonseiroyens.